Annonces · Primes

Le chelem au Tarot

Remporter toutes les levées : la prime la plus lourde du jeu et ses règles particulières.

Carte de tarot illustrée : Le Soleil

Faire le chelem, c’est remporter toutes les levées de la donne. À quatre joueurs, cela représente dix-huit plis d’affilée sans en laisser un seul à la défense. L’exploit est rare. Le règlement de la Fédération Française de Tarot le récompense par une prime qui dépasse de loin la valeur habituelle d’une donne.

Les trois cas prévus par la règle

SituationEffet sur le score
Chelem annoncé et réaliséPrime de 400 points
Chelem non annoncé mais réaliséPrime de 200 points
Chelem annoncé mais raté200 points déduits

Ces montants ne sont pas multipliés par le contrat. Ils s’ajoutent au score de base calculé normalement, avec les éventuelles primes de poignée et de Petit au bout. Comme les autres valeurs, ils se paient défenseur par défenseur : à quatre joueurs, un chelem annoncé et réussi coûte 400 points à chacun des trois adversaires en plus de la marque normale.

Quand et comment l’annoncer

L’annonce du chelem se fait après le contrat, une fois les enchères terminées. Le preneur dit par exemple « garde avec demande de chelem ». En tournoi, il doit appeler l’arbitre. L’annonce lui donne un avantage : l’entame lui revient de droit, quel que soit le donneur. Il peut donc dérouler son plan dès le premier pli.

Annoncer reste un pari. La différence entre 400 et 200 points de prime ne vaut le risque que si la main ne laisse aucune ouverture : des atouts maîtres en nombre et aucun roi manquant dans une couleur où l’on n’a pas de coupe.

L’Excuse et le Petit pendant un chelem

Ces deux cartes ont des règles spéciales. Si le preneur détient l’Excuse, il doit la jouer en dernier. Elle remporte alors le dernier pli, ce qu’elle ne fait jamais en temps normal. Le Petit joué à l’avant-dernière levée est dans ce cas considéré comme mené au bout.

Si c’est la défense qui détient l’Excuse et que le preneur réussit malgré tout son chelem, l’Excuse jouée normalement reste à la défense et compte pour quatre points dans son camp. Le chelem n’est pas perdu pour autant.

Un exemple tiré du règlement

Sur une garde, le preneur annonce et réussit le chelem, montre une poignée de dix atouts et mène le Petit au bout. La défense conserve l’Excuse. Avec deux bouts, il réalise 87 points, soit 46 de plus que son objectif. Le calcul donne (46 + 25) × 2 + 20 + 20 + 400 = 582 points par défenseur. À quatre joueurs, le preneur marque 1 746 points sur une seule donne.

Le chelem de la défense

Il arrive, plus rarement encore, que la défense remporte toutes les levées. Le règlement prévoit alors que chaque défenseur reçoit, en plus de la marque normale, une prime de 200 points. C’est le pire scénario pour un preneur trop optimiste.

Reconnaître une main à chelem

Une main à chelem réunit en général deux choses : une longue série d’atouts maîtres qui permet de capturer tous les atouts adverses, puis une ou deux couleurs que l’on peut dérouler sans perdre la main. Il faut aussi pouvoir couper toutes les couleurs restantes. Un seul roi adverse imprenable suffit à ruiner le projet.

En vidéo

Un Chelem au jeu de tarot. C’est quoi, le jeu en détail et les prérogatives du preneur., chaîne Klein Alain auteur. L’auteur rejoue une donne de chelem carte par carte et commente les droits du preneur qui l’a annoncé. Lecture au clic depuis YouTube, qui dépose alors ses propres cookies.

Le mot « chelem » sur Wikipédia retrace son origine, partagée avec le bridge et le whist. Pour le calcul, cochez simplement la bonne case dans le calculateur.

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Le contrat vient avant le chelem.
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Une prime qui change en cas de chelem.
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Souvent présentée avec un chelem.
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