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Le Petit au bout

Jouer le plus faible des atouts dans la dernière levée et la remporter : une prime qui se joue jusqu’au bout.

Carte de tarot illustrée : Le Bateleur, figure du Petit

Le Petit, c’est l’atout numéro 1, le plus faible des vingt et un. C’est aussi l’un des trois bouts, ce qui lui donne une valeur décisive pour le preneur. On dit qu’il est « mené au bout » quand il fait partie de la dernière levée et que cette levée est remportée par le camp qui l’a joué.

Ce que dit la règle

Le règlement de la Fédération Française de Tarot prévoit une prime de 10 points pour le camp qui réalise la dernière levée, à condition que cette levée contienne le Petit. La prime est multipliée selon le contrat et elle est acquise quel que soit le résultat de la donne.

ContratPrime de Petit au bout
Prise10 points
Garde20 points
Garde sans le chien40 points
Garde contre le chien60 points

Un détail compte : la prime revient au camp qui fait le dernier pli avec le Petit, attaque ou défense. Un défenseur qui mène son Petit au bout fait gagner la prime à toute la défense.

Deux exemples de calcul

Le preneur fait une garde sans le chien et gagne son contrat de 4 points, mais un défenseur réalise la dernière levée avec le Petit. Le score de base vaut (25 + 4) × 4 = 116. On retire 10 × 4 = 40 pour le Petit au bout de la défense. Il reste 76 points par défenseur pour le preneur.

Second cas, plus modeste : le preneur chute une prise de 7 points après avoir présenté une poignée de dix atouts, mais il mène le Petit au bout. Il doit 25 + 7 = 32 points, plus les 20 de poignée qui vont à la défense puisqu’elle gagne, moins les 10 de son Petit au bout. Il paie 42 points à chaque défenseur.

Pourquoi la dernière levée est délicate

Pour mener le Petit au bout, il faut le conserver jusqu’au dernier pli sans qu’il soit capturé, puis remporter ce pli. Cela suppose d’avoir gardé assez d’atouts pour rester maître à la fin, ou de pouvoir compter sur un partenaire à cinq joueurs. Le joueur doit aussi éviter d’être forcé de le jouer plus tôt, par exemple quand il ne lui reste que lui comme atout et qu’une couleur est coupée.

Le pari est double. Réussi, il rapporte la prime et garde un bout dans son camp. Raté, il offre le bout à l’adversaire, ce qui change l’objectif de points. La prime part alors de l’autre côté.

Le cas du chelem

Quand le preneur réussit un chelem en jouant l’Excuse au dernier pli, le Petit joué à l’avant-dernière levée est considéré comme mené au bout. La règle évite ainsi de pénaliser le joueur qui a l’Excuse et le Petit en même temps. Notre page sur le chelem détaille ce cas.

La chasse au Petit

En défense, une stratégie classique consiste à jouer atout tôt pour faire tomber le Petit avant la fin. On parle de chasse au Petit. Elle marche bien quand le preneur semble court en atouts. Elle coûte cher si elle échoue, car chaque tour d’atout joué par la défense aide aussi le preneur à faire le ménage.

En vidéo

Le tarot une partie classique expliquée avec perte du petit., chaîne Klein Alain auteur. Une partie expliquée pas à pas où le preneur perd son Petit, utile pour comprendre ce que coûte une chasse réussie. Lecture au clic depuis YouTube, qui dépose alors ses propres cookies.

Saisissez « Petit au bout : preneur » ou « défense » dans le calculateur et la prime est multipliée pour vous.

À lire aussi

Cartes & bouts →
Pourquoi le Petit est un bout.
La poignée →
L’autre prime courante.
Le chelem →
Le cas de l’avant-dernier pli.
Stratégie →
Protéger ou chasser le Petit.